Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /Mai /2010 17:33

 

 

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Au nom de la rose

Toute fraîche éclose,

Je m’en vais danser

Et les senteurs humer.

Célébrer le jasmin et le lilas

Qui ont chassé les derniers frimas,

Cueillir les tulipes et les jonquilles

Dont les têtes au vent vacillent,

Le perce-neige et le forsythia

Dans la pureté de leur éclat,

Les crocus surgis dans la prairie

Aux côtés de l’ancolie et du muscari.

Fêter l’air nouveau avec la décence

Dont est digne cette renaissance.

Saluer le soleil et le ciel bleu,

Le chant de la mésange et du rouge-queue,

Les voltiges de l’hirondelle,

Des papillons et des sauterelles.

S’enchanter des premières chaleurs,

Bienfaitrices pour le corps et le cœur.

Profiter des jours qui rallongent,

Des envies d’évasion qui rongent,

De la lumière neuve qui éblouit,

Masquant nos attentes et nos soucis,

La lenteur de l’hiver,

Ses atteintes et ses revers.

Penser que cela continue demain,

En beau, en mieux, à l’été moins loin.

 


Par VERONIQUE COULIBALY - Publié dans : POEMES - Communauté : Blois, autrement
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 18:40

 

 

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Je l’ai lu dans tes yeux,

Tu n’es pas heureux.

Exilé sous d’autres cieux,

En des chemins tortueux

Et des jours tempétueux,

Tu as oublié que le ciel était bleu.

En tes entrailles ce nœud

Qui toujours te rend soucieux,

Te contraint à demeurer sérieux

Car ta vie n’est point un jeu.

Tu en refuses même d’être amoureux,

Te prives de penser à deux,

Même ton repos est houleux

Car en toi un unique vœu

Réunir pour le mieux

Les présences de ceux

Qui alimentent ton feu

Pour lesquels tu es plus que valeureux.

Je comprends aisément l’enjeu

Car j’apprécie ton caractère généreux,

J’ai besoin de nos partages chaleureux,

Et je sais combien l’instant est douloureux.

Mais au-delà, cet aveu :

J’aime dans tes bras me lover au creux,

Vivre un amour fougueux

Qui, même s’il traverse des passages orageux,

Peut s’exprimer en des moments radieux,

En des actes lumineux,

Car c’est à ce prix que notre avenir sera chanceux.

A la grâce de Dieu…

 


Par VERONIQUE COULIBALY - Publié dans : POEMES - Communauté : Blois, autrement
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Samedi 15 mai 2010 6 15 /05 /Mai /2010 23:54

 

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Qu’importe mon nom, mon âge et mon visage puisque mon apparence se métamorphose au fil des siècles. Seules mon âme et ses vertus sont intactes et identiques derrière le masque. Je suis le héros antique, le preux chevalier du Moyen Age ou l’inconnu des temps modernes. L’audacieuse bergère qui quitta ses moutons pour délivrer son pays du joug de l’envahisseur, le fougueux capitaine gascon combattant sans relâche, entre vérité historique et spéculation romanesque, la jeune résistante allemande qui se rebelle face à la barbarie de son propre pays et accepte de mourir plutôt que de trahir ses idéaux ou le sapeur-pompier anonyme du Ground Zero qui intervient après le carnage puis pleure ses 343 collègues disparus. Demi-dieu, personnage légendaire, idéal, surhomme ou tout simplement un être courageux faisant preuve d’abnégation, je suis éternel et universel.

Nanti d’aspirations souvent compliquées voire obscures, j’éprouve le besoin viscéral de dépasser ma condition humaine et d’œuvrer pour l’intérêt de la communauté.

Je me reflète dans la bravoure du guerrier, le sacrifice du martyr ou la témérité de l’aventurier. Même si la force et la noblesse de mon cœur peuvent s’accompagner d’orgueil, je dispose d’une énergie hautaine afin de préserver mon sens de l’honneur ainsi que d’une généreuse ardeur qui  m’anime d’une authentique passion.

Je suis la voix qui unit dans l’espoir, la vision qui révèle la vérité, l’esprit qui affirme le courage des peuples et mène au triomphe. La lumière qui conduit à la liberté, la chaleur qui réconforte les indigents, la générosité qui apaise la douleur des opprimés.

Je suis le meilleur que détient chacun d’entre nous, la victoire du bien sur le mal, l’immortalité bienheureuse qui anéantit le sordide éphémère.

Qu’importe que mes hauts faits soient transmis à la postérité, mes intentions étaient purement altruistes et je n’étais qu’un humble acteur de la vie, porteur de valeurs morales essentielles.

 


Par VERONIQUE COULIBALY - Publié dans : CHRONIQUES INTEMPORELLES - Communauté : Blois, autrement
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Vendredi 14 mai 2010 5 14 /05 /Mai /2010 01:06

 

 

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Naguère vivait ici une foule de vagabonds et de miséreux. On y parvenait par des ruelles vilaines et tortueuses, sombres et terrifiantes à souhait. Le petit escalier qui menait à ce repaire, par ses murs crasseux, ses voûtes tellement basses qu’elles contraignaient la plupart à se courber, ses odeurs infectes et son obscurité permanente, était le passage incontournable qui symbolisait cette réelle descente aux enfers. Là survivaient, au jour le jour, car l’avenir ne se dessinait point en ces lieux maudits, des gens sans foi ni loi, des mendiants de profession, véritables acteurs qui, dès les premières lueurs de l’aube, revêtaient les costumes les plus variés de la tragédie humaine. Il y avait les malingreux, les piètres, les millards, les orphelins et autres prostituées. Tous se nourrissaient du fruit de leurs exactions, dans la paresse et coupables de toutes sortes de vices et de crimes. Le jour, au-dehors, ce n’étaient que des ombres accablées par l’âge, les blessures, les maladies et la faim mais, la nuit venue, dans cette puanteur écoeurante, entassés les uns sur les autres,  les rires remplaçaient les larmes, la tristesse se métamorphosait en joie et le désespoir en espérance. Le miracle de la cour qui, au seuil de son monde, comme par enchantement, offrait à tout un peuple une raison de croire, qu’en dépit de sa misère, de ses faiblesses et de ses craintes, qu’il était riche, puissant et redouté, en le noyant dans les plus immondes excès de la débauche.

Il y a longtemps qu’ils ont quitté l’endroit car leur mauvaise réputation nuisait fortement à l’image léchée que l’on se faisait d’une ville respectable. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’avant de devenir des truands et des délinquants, ces individus étaient d’abord des victimes de la pauvreté, infortunés des villes ou déracinés des campagnes qui ne trouvaient pas d’emploi. Aujourd’hui encore bon nombre des déshérités de notre société moderne pourraient loger en cette cour. Toutefois, compte tenu de l’évolution des mœurs et surtout de la bonne moralité de la majorité d’entre eux, nous ne les croiserons plus en cet espace car, contrairement à leurs prédécesseurs, la vie les a convaincus que, même ici, les miracles n’existent pas.

Le monde avance, avec son lot de progrès, ses changements de régimes, un ordre nouveau et un système qui se veut mieux adapté et plus équitable, mais, quoi qu’il fasse, il traînera toujours son contingent d’oubliés, de démunis et de marginaux. La différence actuelle réside simplement dans le fait qu’ils ne sont plus abandonnés dans une cour pitoyable qui dégradait l’harmonie idéale des quartiers centraux, mais bien cachés du regard des touristes, au sein de tours inhumaines élevées dans des zones réservées. Le concept contemporain de la cour des miracles d’antan. Seul le nom a changé… mais pas la réalité !

 

 

Par VERONIQUE COULIBALY - Publié dans : CHRONIQUES INTEMPORELLES - Communauté : Blois, autrement
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Lundi 3 mai 2010 1 03 /05 /Mai /2010 22:32

 

 

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Tout mon corps de larmes inondé,

Par la trahison submergé.

Et mon cœur s’arracher,

Sur le sol se fracasser.

De nos noces le bonheur effacé,

La fidélité et la confiance bafouées.

Regrets, culpabilité,

Vains mots quand l’amour est trompé.

En dépit d’une sincère loyauté,

Ta colère m’a condamnée,

Sur le bûcher de ton orgueil j’ai été sacrifiée

Jusqu’à en perdre toute dignité.

Désormais c’est avec cruauté

Que tu berces ma naïveté.

Eludant ma profonde sincérité,

Tu te perds en d’obscurs secrets,

Semant le doute en mes pensées.

Entre l’envie et le désespoir balancée,

Je tente de persister.

Pour nous des lendemains ensoleillés,

Du désir et des projets.

Tant de rêves inachevés,

D’illusions poignardées,

De certitudes massacrées,

De fierté écrasée.

Je ne sais où iront nos destinées

Mais jamais je ne cesserai de t’aimer.

 


Par VERONIQUE COULIBALY - Publié dans : POEMES - Communauté : Blois, autrement
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